Abattage de la louve normande : une fin aussi tragique que prévisible

Le 10 mai une louve était accidentellement capturée près de Saint-Pierre les Jonquières (76). Alors que les autorités auraient dû la relâcher immédiatement en Normandie, l’Etat, sous pression de certains syndicats agricoles, l’emmenait dans l’arc Alpin suscitant la colère d’agriculteurs locaux. Comme les associations le redoutaient, cette louve a été abattue le 17 juillet dernier dans le cadre d’un tir de défense dont les circonstances restent à éclaircir.

Une décision de l’État au mépris de la réglementation

Abattage De La Louve Normande

Elle était le premier spécimen femelle observé dans la région normande, laissant présager une installation pérenne du loup sur notre territoire.

Suite à sa capture accidentelle et sous pression de la FDSEA 76 et des JA 76, l’Etat avait finalement pris la décision de la relâcher dans l’arc Alpin, suscitant la colère des syndicats agricoles locaux.

Cette décision dénoncée devant les tribunaux par FNE et FNE Normandie, n’avait pu être annulée à temps, la louve ayant été relâchée le matin même de l’audience.

Comme il fallait s’y attendre, cette louve a été abattue sur la commune de la Bréole (04) dans la nuit du 16 au 17 juillet par un lieutenant de louveterie.

 

Le prétexte ? Un tir de défense à la suite d’une attaque de troupeau.

Pourtant, les données GPS de la louve, récupérées par l’association One Voice grâce à un lanceur d’alerte, démontrent qu’aucune attaque ne pouvait lui être attribuée.

L’histoire de cette louve est la triste illustration d’un système qui privilégie l’élimination plutôt que la recherche de solutions équilibrées – toujours au détriment d’une espèce qui peine à retrouver sa place parmi les autres.

FNE Normandie qui avait déjà dénoncé la gestion catastrophe de ce dossier reste mobilisée afin que lumière soit faite sur les circonstances exactes de ce malheureux tir.